L'architecte solutions conçoit la réponse technique à un besoin précis : un nouveau produit, la refonte d'une application, l'intégration d'un progiciel ou un projet client. Il analyse les exigences fonctionnelles et non fonctionnelles, découpe la solution en composants, choisit les technologies, définit les flux et les interfaces avec le reste du système d'information, puis formalise ses choix dans un dossier d'architecture que les équipes de réalisation peuvent appliquer.
Il intervient dans deux contextes. Chez un client final, il porte l'architecture applicative d'un projet ou d'un domaine, en lien avec l'architecture d'entreprise. Chez un intégrateur ou un éditeur, il joue souvent un rôle d'avant-vente : il étudie le cahier des charges, vérifie la faisabilité, conçoit et chiffre la solution, rédige la proposition technique et la soutient devant le prospect. Dans les deux cas, sa valeur tient à des arbitrages argumentés entre coût, délai, risque et qualité.
Il se distingue de l'Architecte Cloud, qui conçoit la plateforme d'hébergement (landing zone, réseau, identités, coûts d'infrastructure), et du Tech Lead, qui porte les choix techniques d'une équipe en restant dans le code. L'architecte solutions travaille à l'échelle d'une solution complète, souvent multi-équipes, et code peu.
L'IA transforme ce métier. Un assistant analyse un cahier des charges de cent pages, propose une première décomposition ou un tableau de chiffrage en quelques minutes, mais il ignore les contraintes réelles du client, l'existant et les risques d'intégration. L'architecte doit aussi concevoir des solutions qui intègrent elles-mêmes des modèles d'IA générative, avec leurs enjeux de données, de coûts et de fiabilité. C'est ce double regard que nous évaluons.